Thomas More

 

Le TMLI est placé sous le patronage de Saint Thomas More donné par Saint Jean-Paul II en exemple d’engagement dans toutes les composantes de la vie sociale.

Saint Thomas More comme époux et père, philosophe et écrivain, homme politique engagé au service de la Cité, nous donne les clefs pour vivre en conscience. 

Thomas More a déployé un leadership intégral tout au long de sa vie, avec une fécondité humaine et surnaturelle exceptionnelle, rendant au Royaume d’Angleterre et à sa famille de nombreux services, et témoignant à l’Eglise un exemple de fidélité héroïque.

 

C’est ce chemin que Saint Thomas More nous invite aujourd’hui à parcourir, forgé au jour après jour : une disponibilité à sa vocation, une disponibilité à chacun et un travail sur soi pour tendre à la perfection de la charité. « On ne naît pas saint, on le devient » !

 

Un chemin ouvert par Saint Jean-Paul II

Saint Jean-Paul II, par le motu proprio du 31 octobre 2000 a déclaré Saint Thomas More patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques. Ce faisant, Jean-Paul II attire notre attention sur l’exemple de ce saint pour notre vie de laïc engagé dans la vie économique, sociale et politique. Et si Thomas More nous est donné en exemple, ce n’est pas tant pour son martyre mais bien pour l’ensemble de sa vie, qui peut – doit ? – nous inspirer.

 

Un exemple de responsabilité personnelle

Saint Thomas More a fait preuve d’une grande liberté de parole, fondée sur un attachement profond à vivre en conscience et de manière très cohérente entre conviction, discours et action.

Conviction (liberté de conscience) : «  Je ne vois pas (d’autorité) qui puisse légitimement commander à un homme pour le contraindre à changer d’opinion et à faire passer sa conscience d’un côté à l’autre ». (Parole de prison rapportée par sa fille Meg). 

Discours (liberté de parole) : « Sans crainte d’être puni, tout homme doit pouvoir décharger sa conscience et donner hardiment son avis sur toute question qui serait débattue au Parlement ». (Vie de Thomas More par Roper)

Action (unité de vie) : « Il monte bien chaque jour dans la chaire des médecins des âmes qui promettent au peuple la santé. Mais leur parole est impuissante car leur vie forme un contraste trop frappant avec leurs discours ». (Lettre de More)

 

Un exemple de leadership intégral

Très jeune, Thomas More s’engage. Il s’engage en politique, dans la vie des affaires, dans la vie familiale. Partout, il fait preuve d’audace, d’initiative et entraîne à sa suite de nombreuses personnalités. C'est le service du bien commun qui l'anime et lui donne d'exercer son leadership intégral.

Service du bien commun : «Travailler au bien public est un devoir sacré. Si l’on foule aux pieds le plaisir d’autrui en poursuivant le sien, l’on commet une injustice ; au contraire, si l’on se prive personnellement de quelque chose, pour en faire don à autrui, on remplit en vérité un devoir d’humanité et de bonté qui n’enlève jamais autant de bien qu’il en apporte : il est compensé par les bienfaits qu’il procure en retour ». (Utopie)

Engagement : «Si tu ne peux mettre fin à des abus bien enracinés, tu ne peux pour cela déserter la chose publique. Tu ne peux abandonner un navire dans la tempête sous prétexte que tu ne peux en contrôler le vent… Ce que tu ne peux tourner en bien, tu dois tenter d’en obtenir ce qui paraît le moins mauvais ». (Utopie)

 

Un saint

Ultime raison d'avoir choisi le patronage de Thomas More, sa sainteté.  Vécue au milieu du monde, c'est elle qui lui donne de l’ascendant sur ses concitoyens, de son vivant et aujourd'hui encore, 4 siècles après sa mort.

Foi opérante : Sans doute ne faut-il pas se complaire dans ce qu’on fait, car tout vient de Dieu. Cependant il est permis de tirer bon espoir du bien que l’on fait, et il faut sans cesse s’efforcer, non d’être sauvé par la foi seule, mais de par­venir, en évitant le mal et en faisant le bien, à la vie éternelle (Ps 33,15 ; 1 P 3,11).  « Cette récompense infinie, Dieu ne l’a promise à per­sonne sans la foi, mais pas davantage à la foi seule, […] l’Écriture atteste clairement que c’est aux œuvres accomplies dans la foi, qu’est octroyée la récompense éternelle ». (lettre de More en 1527)

Sens du sacrifice : « Dieu compense d’une joie infinie et qui ne finira jamais  l’abandon d’un plaisir infime et sans durée ». (Utopie)

Vie intérieure : « Dieu ne cesse de « poireauter », frappant assidûment à la porte et guettant la réponse du cœur humain qui lui permette d’y entrer». (Apology)